En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
 
 
Texte à méditer :   La terre n'aime pas le sang ni les ordures   Agrippa d'Aubigné
Texte à méditer :   Voyez-vous, dans la vie il n'y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions les suivent.     Antoine de Saint-Exupèry
Texte à méditer :   Il y a plus de plaisir à poursuivre la vérité qu'à la connaître.    Antoine de Saint-Exupèry
Texte à méditer :   Résistez, résistez, résistez : résister s'écrit au présent.   Lucie Aubrac
Texte à méditer :   Il y a toujours de l'espoir, surtout contre un adversaire qui croit que l'arrogance suffit à gagner les guerres   Roger Mc-Bride Allen (Stars Wars n° 21)
Texte à méditer :   L'Ecologie ce n'est pas une punition, c'est une opportunité, une solution à la crise.   Nathalie Kosciusko-Morizet (Ripostes, 1/06/2008)
Texte à méditer :   Détrôner un tyran est le début d'un processus long et difficile   Princesse Leia (StarWars)
Texte à méditer :   C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l'écoute pas.   Victor Hugo
Texte à méditer :   L'Ecologie : la science de l'impossible faite par des incompétents (une boutade) !   Anonyme
Texte à méditer :   Il y une écologie des discours, une écologie de l'affichage et il y a une écologie du courage   Yannick Jadot (député européen)
Texte à méditer :   Nous n'héritons pas de la Terre de nos ancêtres mais nous l'empruntons à nos enfants   Antoine de Saint-Exupéry
Texte à méditer :   L'optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et mène au succés.   Baden-Powell
Texte à méditer :   La répétiton d'actes illégitimes ne saurait créer un usage légitime. Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.   Reine de Hollande
 
 

Accès à ce site et navigation

Consultez la "FAQ". Ce site est aussi accessible sur votre Smartphone (iPhone ou autres appareils). Cliquez sur le menu horizontal ci-dessous pour le guide du site. Pour le moment, l'accès au Forum est libre, lisez la Charte du Forum : le modérateur veille à éliminer les incivilités. Le respect de tous est indispensable, la défense de notre environnement est une chose trop sérieuse pour admettre des fantaisies.

 
 
Vous êtes ici :   Accueil » La notion de déchet non-dangereux
 

Observatoire

Environnement-Ecologie

Adhésions en ligne

Vous allez pouvoir adhérer en ligne ou faire un don avec HelloAsso.

Cliquez ce lien pour adhérer ou sur le logo ci-dessous

logo.jpg

Faites un don supplémentaire avec HelloAsso

Cliquez sur ce lien pour donner un coup de pouce

logo fond bleu clair.jpg

Lettre d'information

Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.

Avant de soumettre ce formulaire, veuillez lire et accepter les Mentions légales.

J'accepte :
Recopier le code :
4 Abonnés

Recherche

Recherche

Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

La notion de déchet non-dangereux

rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
https://www.odam.fr/data/fr-docsrss-28

« Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur du monde. Ne pas nommer les choses, c’est nier notre humanité. » Albert Camus (L’homme révolté).

Un déchet non-dangereux, est-ce que ça existe ? Que signifie « non-dangereux » ?

1 - Notion de dangerosité

Il y a une définition légale de déchet dangereux, celle que nous propose l'ADEME, organisme officiel. L'INERIS propose également ses concepts et ses services. Il nous semble que la notion de dangerosité est statique et ne tient pas compte de l'évolution dans le temps du déchet.

1.1 - Evolution du bio-déchet

Un bio-déchet provient d'un être vivant (plante ou végétal) mort, en majorité destiné à la nourriture de prédateurs, l'espèce humaine en l'occurrence. La préparation des repas, la tonte des gazons et pelouses, la taille des haies, etc., génèrent des bio-déchets. Les restes de repas viennent alimenter aussi le conteneur à bio-déchets, un conteneur qui n'est pas anodin. Ici, à Montpellier-Métropole, c'est un conteneur à couvercle orange (sa seule spécificité). On dit aussi matière organique pour bio-déchet.

1.1.1 - La fermentation 

Au moment de sa production, le bio-déchet est stable. S'agissant de nourriture ou de végétaux non-toxiques, il ne présente pas de danger spécifique. Mais il a un cycle de vie. La mort du bio-déchet entraîne le début de sa décomposition. A ce stade, le bio-déchet n'est pas dangereux ou sa dangerosité est infime. Dans un réfrigérateur, dans le compartiment à légumes, un légume oublié commence à pourrir (il fermente). On le jette dans le sac ou le seau à bio-déchets (couvercle orange ici). Il rejoint les épluchures de légumes et de fruits, les restes de repas (il n'y en pas chez nous, nous ne jetons rien, ni pain dur ni repas). La fermentation commence et se poursuit dans le local à poubelles.

1.1.2 - Danger de la fermentation

La fermentation se fait sous l'action de bactéries. Elle entraîne la production de toxines et de jus toxiques (les lixiviats). La chaleur accélère le processus qui consomme de l'oxygène. Dans un sac fermé, dans un conteneur ordinaire non-ventilé, la méthanisation commence avec production de méthane et d'odeurs méphitiques (désagréables). 

Le bio-déchet devient dangereux : c'est une ordure ! Bourrée de germes pathogènes qui croissent et se multiplient, bien nourris.

1.1.3 - Attaque des autres déchets

Les sacs plastique enveloppant les bio-déchets, les autres déchets auquel on l'a mélangé (bouteilles, emballages, ...) subissent l'attaque des bactéries ou des lixiviats. Si on n'a pas séparé à la source les bio-déchets du reste, ce reste est irrémédiablement souillé et devient irrécupérable. Les films des sacs plastiques fondent et se désagrègent.

1.2 - Le bio-déchet devient dangereux

Le bio-déchet est enlevé, seul en conteneur orange ou mélangé avec des emballages, des bouteilles, du verre, ... Il est fermenté, corrompu, a produit des jus toxiques : le bio-déchet est devenu dangereux ? Peu dangereux à ce stade car la quantité est celle d'un bio-seau (10 l) d'un mini-conteneur (40 l) ou d'un conteneur de 250 l. Avez-vous déjà senti l'odeur du local poubelles de votre immeuble ? Pas bon ? Il est en général au 1er sous-sol, au frais !

1.2.1 - La collecte et le départ vers l'usine

Les divers conteneurs séjournent une semaine dans vos locaux poubelles (car il y a un enlèvement / semaine). Les bio-déchets, selon la température et la saison sont devenus des ordures ménagères. Il ne viendra à l'idée de personne de les fréquenter, ils sentent mauvais et sont devenus TOXIQUES (séparés ou mélangés). Les germes pathogènes continuent de prospérér.

1.2.2 - Le traitement alternatif : le compostage

Le compostage est un processus très ancien. Nous empruntons à l’Association France-Nature-Environnement les définitions et le savoir-faire. «Le compostage est un processus de transformation des déchets organiques (déchets de cuisine, déchets verts et de bois) par des champignons microscopiques, vers de terre, crustacés (cloportes), …, en un produit comparable au terreau : le compost. Le compost est un amendement organique naturel à utiliser directement dans son jardin.» Le compostage individuel est facilité par la distribution «gratuite» de composteurs individuels, sur tout le territoire de l’Agglomération de Montpellier. Il faut s’adresser aux Maisons de l’Agglomération.

A côté des systèmes de compostage individuels, il existe des systèmes semi-industriels ou industriels traitant des volumes importants. Il existe à Montpellier une plate-forme de compostage de déchets verts de jardins (Grammont) qui fonctionne à la satisfaction de ses usagers. Tout résident de l’Agglomération devrait pouvoir aller y retirer du compost pour son usage personnel, à condition de produire son Pass-Agglo. 

Le compost est un amendement qui apporte de la matière organique indispensable à nos sols agricoles usés et surexploités.

1.2.3 - Autre traitement alternatif : la méthanisation

La méthanisation des bio-déchets est un processus qui se produit naturellement quand des bio-déchets fermentent en l'absence d'oxygène, on dit en conditions anaérobies. Ceci se produit dans les marais où de grandes quantités de matière organique s'accumulent dans une eau pauvre en oxygène. Ce processus naturel produit du bio-gaz, un mélange de méthane (CH4 : environ 50 à 60%) , de gaz carbonique (CO2 : 34 à 38 %) et d'autres gaz (vapeur d'eau, hydrogène sulfuré ou H2S, ammoniaque, mercaptans, etc.).

L'industrialisation du processus a été d'abord étudiée scientifiquement puis généralisée en usines de méthanogènèse. La fermentation ou digestion industrielles se fait dans des bio-réacteurs où les matières organiques (les bio-déchets) sont soumis à un brassage en présence de bactéries méthanogènes (des bactéries spécialisées) tirées des intestins d'animaux (nous en avons dans nos intestins humain). On se sert de ce processus industriel pour traiter les bio-déchets provenant des ménages ou pour traiter les boues de station d'épuration. Les matières organiques soumises à la méthanisation doivent être brassées dans les digesteurs. Selon les concepteurs des installations, les dispositifs de brassage sont différents. A Montpellier, le système Kompogas utilise des cylindres horizontaux à brassage mécanique par axe tournant muni de palettes et effet piston.

moletta_digesteur_Kompogas400x129.jpg extrait de l'ouvrage Moletta (2008, p. 188, voir ci-après)

Ici, DANGER ! Danger car ce ne sont plus quelques dizaines de grammes de matière organique dans l'intestin d'un être humain ou d'un bovin. Ce sont des tonnes de matières organiques qui arrivent souvent en état de décomposition (fermentation avancée) et sont hautement toxiques. La quantité importante à gérer de déchets fait que des accidents surviennent et que les installations de méthanisation sont soumises aux règles des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement. Ce n'est pas anodin.

Ces déchets sont dangereux par leur toxicité, leur quantité et par l'inflammabilité des gaz dégagés. Des accidents ont eu lieu ainsi que des incendies.

1.3 - Le traitement des déchets ménagers non-triés à la source

Nous avons parlé du danger que fait courir aux déchets mélangés à la source la fermentation des bio-déchets. Cette fermentation est agressive, elle souille des substances recyclables (papiers, cartons, films plastiques, emballages, ...)  Voir le site Notre Planète Info. La composition des déchets ménagers est extraite de ce site.

poubelle.png

Les élus locaux n'ont pas voulu, dans leurs majorité, mettre en place la séparation des matières biodégradables (ou biodéchets ou matières organiques) et la collecte séparée qui va avec, en un mot le tri à la source (improprement  appelé "tri sélectif", un pléonasme). Ces élus et leurs Présidents d'Etablissements de Coopération InterCommunale (EPIC ou Communautés d'Agglo ou Agglos ou métropoles, etc.) ont prêté une oreille attentive aux industriels qui leur ont "vendu" l'idée du tri mécano-biologique (TMB), un processus industriels baptisé à Montpellier "Unité de méthanisation" et rebaptisé "Amétyst". Ce processus est encore appelé "stabilisation des ordures ménagères"

D'autres élus locaux, à la limite de l'illégalité ou en pleine illégalité  ont trouvé la solution d'enfouir ces ordures ménagères qualifiées de "déchets ultimes" dans des décharges de classe 2  dites "Installation de Stockage de Déchets Non-Dangereux". Des déchets non-dangereux ? Une blague de l'administration, un dangereux abus de langage.

2 - Les déchets dits ultimes et les ISDND

2.1 - Le déchet ultime est il vraiment ultime ?

Nous revenons sur la notion de déchet ultime. Vérité ici, erreur là-bas ? La notion est à géométrie variable et dépend des collectivités territoriales qui s'engouffrent dans une brèche, une lacune de la réglementation. Que veut dire cette définition du déchet « qui n'est pas susceptible d’être traité dans les conditions économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux  ». Comment apprécier le degré de susceptibilté du traitement ou le degré de stabilisation. Entre zéro et 100%, les collectivités plaident pour le degré proche de zéro et enfouissent des déchets mélangés peu ou pas stabilisés.

2.2 - La situation de quelques ISDND

Le registre dématérialisé de l'enquête d'utilité publique (RD-EUP) précédant l'adoption du Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets nous a révélé pour les journées  des 3 et 4 juillet 2019 les réactions des riverains sur la situation de deux sites peu connus ;

  1. L'ISDND de Saint-Jean-de-Libron (ou de Montimas, à quelques km de Béziers), exutoire contesté par ses riverains dans le RD-EUP,
  2. L'ISDND de Soumont (ancien site d'extraction minier COGEMA de Lodève), exutoire contesté par ses riverains dans le RD-EUP..

A ces deux sites de l'Hérault, il convient d'ajouter :

  1. L'ISDND de Castries près de Montpellier (15 km à vol d'oiseau), exutoire de l'usine de Tri mécanique et méthanisation (TMB) "Amétyst", site contesté par ses riverains et dénoncé  dans le RD-EUP,
  2. L'ISDND de Salinelles (nous manquons d'information),
  3. L'ISDND de Bellegarde (nous manquons d'information).

Les trois premiers sites (Montimas, Soumont et Castries) nous sont plus familiers, ils reçoivent des déchets mélangés, peu, mal ou pas du tout stabilisés. Ils sont des digesteurs « décharges » dont le principe consiste à considérer les casiers de ces centres d'enfouissement comme des digesteurs (René Moletta et ali. La méthanisation, 2008, Ed. Lavoisier, chapitre 8, R. Moletta, Technologies de la méthanisation de la biomasse. Déchets ménagers et agricoles, pp. 181-204). 

2.3 - Examen de cas

2.3.1 - ISDND de Montimas (St Jean de Libron)

Une des contributions du Registre dématérialisé d'enquête d'utilité publique du Plan régional de prévention et de gestion des déchets (RD-EUP-PRGPGD) nous apprend que l'ISDND de St Jean-de-Libron fonctionne comme une « décharge et un méthaniseur à ciel ouvert. ». Un contributeur anonyme (pourquoi anonyme ?) nous détaille le circuit qui passe par l'entité "Valorbi" (centre de valorisation épinglé par la cour des comptes). Valorbi ne valorise que 3% des déchets. Le reste va en "casiers" « sans stabilisation préalable » de la matière organique par manque d'infrastructures.

Les conséquences sont les émanations d'un bio-gaz malodorant et d'hydrogène sulfuré (H2S). Ce méthaniseur à ciel ouvert dégaze son CH4 à l'air libre, contrevenant avec les engagements nationaux de réduction des gaz à effet de serre signés par la France. Car il y a beaucoup de fuites, même quand un casier est réputé fermé. La pluie réactive la fermentation !

L'exploitant de cette monstruosité est la Communauté d'agglomération Béziers-Méditerrannée (17 communes). Depuis 2014, selon M. Rodolphe Tonnelier, président d'une association de défense des riverains, s'exprimant dans le RD-EUP-PRGPGD, estime que « le site qui expose des riverains proches situés sous le vent dominant (cela a été dissimulé dans la dernière étude d'impact) est exploité dans l'illégalité depuis 2014, grâce au passe droit de la préfecture de l'Hérault [Montpellier]. ». Une telle affirmation est grave, la Préfecture semble faire preuve de bien des complaisances en matière d'exploitation d'ISDND. Un arrêté d'exploitation de régularisation a été pris récemment ainsi que la mise en place (mai 2019) d'une Commission de Suivi de Site.

M. Tonnelier affirme (nous sommes en accord avec lui pour l'ISDND de Castries) « un acte criminel pour la planète et la couche d'ozone (CH4 a un effet de serre 24 fois plus fort que le CO2) ... ». Le CH4 séjourne une douzaine d'années dans l'atmosphère et certaines sources affirment qu'il est 25 fois plus fort que le CO2.

La solution ? Nous en parlerons plus loin.

2.3.2 - ISDND de Castries (Système Montpellier-Métropole)

L'ISDND de Castries fait partie du système de traitement (ou non-traitement ?) des déchets de Montpellier-Métropole : le carré de la honte dit notre ami François Vasquez, porte-parole des Riverains de Garosud et un des porte-parole du CIDES34. Ce système prétendait être basé au départ sur un concept écologique avec deux lignes de traitement :

  • tri à la source (dit sélectif) des bio-déchets (dans les petits ensembles immobilier et les habitats individuels de l'Agglo devenue Métropole, poubelles et sacs oranges) 23.000 tonnes/an,
  • traitement des déchets résiduels (supposés être résiduels après tri à la source, poubelle grise) 175.000 tonnes/an.

En réalité, l'usine de tri mécanique "Amétyst" (203.000 tonnes/an) n'a jamais fonctionné sur ce modèle. Construite par VINCI-Environnement avec 8 méthaniseurs Kompogas très coûteux, la ligne des déchets résiduels traite en réalité des déchets bruts n'ayant subi aucun tri à la source. Le processus a dû être amélioré par l'exploitant Véolia (groupe SUEZ) après 4 ans sans réception officielle. Deux rapports de la Cour des Comptes ont dénoncé le fiasco technique et financier. Partant de 65 M€ de coût initial, nous en sommes rendus à 145 M€ plus ou moins. Une phase 2 dite ultracriblage a ramené la capacité de traitement à 145.000 tonnes/an et à un tout-BRS. Ce qui signifie que tout est mélangé à l'entrée de l'usine : les bio-déchets et les déchets bruts. Le taux d'abattement de l'usine est de 12%, ce qui signifie que sur 145.000 t, seulement 17.400 t sont valorisées. Il sort 127.600 t/an qu'il faut traiter. Une partie dite refus de tri part vers l'incinérateur de Lunel-Viel (OCREAL) soit 50.000 tonnes et 77.600 tonnes réputées stabilisées partent vers l'ISDND de Castries. Ces déchets baptisés ultimes et non-dangereux puent atrocement. Du méthane et du sulfure d'hydrogène dégagent (dégazent) vers l'atmosphère et rendent malades les riverains de la décharge. La Commission de Suivi de site (ex CLIS) n'en peut mais : cause toujours ! Les associations de riverains s'époumonent en vain. La Préfecture est sourde et autiste. Reste de recours à la justice  mais c'est compliqué, après le TA, la CAA, le parcours vers le Conseil d'état est coûteux et semé d'obstacles. Nous reprenons ce que nous avons affirmé au Commissaire enquêteur de l'EUP-PRGPD : la fermentation du mélange bio-déchets mas ou pas stabilisés est un acte criminel contre l'environnement, contre la planète, contre les traités que la France a signés pour la lutte contre les gaz à effet de serre responsables du changement climatique.

Ceci s'ajoute aux nuisances olfactives de l'usine source ("Amétyst", Montpellier-Garosud), scandale qui dure depuis 2088 et dont on avait promis qu'il n'aurait pas lieu. 

2.3.3 - ISDND de Soumont

Nous avons peu de renseignements sur l'ISDND de Soumont. Nous n'avons que la dénonciation d'un riverain sur le Registre dématérialisé de l'EUP du PRGPD.

2.3.4 - ISDND de Salindres

 Nous avons peu de renseignements sur l'ISDND de Salindres.

3 - Quelles solutions

La notion de dangerosité soit être entièrement revue. Le cadre administratif se couvre avec la définition légale du déchet non-dangereux Ce n'est pas dangereux, donc on peut le mettre en terre, l'enfouir, le traiter en milieu urbain (exemple : Montpellier). Il n'y a pas de danger, il est non-dangereux. Nous venons de démontrer le contraire. Le déchet non-dangereux n'existe pas, tout déchet doit être reconsidéré. Ce qui fait le poison est la dose et nous y joignons l'exaspération des riverains d'un tel dépôt.

Un déchet biologique évolue dans le temps. Sa mise en décharge doit être rapidement et fermement interdite. Il devient dangereux quand il s'accumule dans des usines de traitement.

3.1 - Le tri à la source et collecte séparée des biodéchets

La seule solution, la solution sage, consiste à recueillir les bio-déchets séparément, à la source, sur le lieu de leur production. Le système existe, c'est le compostainer (dit Schäffer), un conteneur vertueux. Un tel conteneur peut garder sans nuisances les biodéchets pendant 14 jours. Ce n'est pas une utopie, il existe en Seine-et-Marne. Les bio-déchets se desydratent à l'abri des insectes coprophiles (mouches, etc.).

A Montpellier, les autorités affirment sans donner d'arguments que le compostainer « ça ne marche pas ». Nous posons la question : pourquoi ?

3.2 - Le problème des plastiques

Les plastiques (sacs, emballages, films, ...)  souillés par la fermentation des bio-déchets se retrouvent en bout de chaîne de traitement mécaniques dans les "refus" et dirigés vers l'incinération, une abomination. Les plastiques sont généreusement déversés dans la mer par des pays riverains qui ont pris l'océan ou la mer comme décharge. Déchet non dangereux ? Non, il se désagrège et se retrouve sous forme de microparticules dans la chair des animaux marins. Les plastiques soustraits à la contamination, propres, sont recyclables et devront l'être avant 2020. D'où la nouvelle régle de vie des ménages et un nouveau paradigme des organismes chargés de traiter les déchets : les « 5 R »

3.3 - Le nouveau paradigme

Le nouveau paradigme est défini par le concept « Zéro déchets zéro gaspillages » pleinement compatible avec la règle des 5 R, règle à suivre dans l'ordre :

  1. Refuser ce dont nous n'avons pas besoin (produits à usage unique, ....) stop pub sur boîte aux lettres,
  2. Réduire ce dont nous avons besoin mais que nous ne pouvons refuser (gaspillage alimentaire, emballages jetables, consommation d'énergie, déplacements automobiles, etc.),
  3. Réutiliser ce que nous ne pouvons refuser ni réduire, ce qui peut avoir une seconde vie (réparer),
  4. Recycler tout ce qui n'est pas refusable, réductible, réutilisable,  ... en dernier recours verre, papier, carton, métal, tissus, stylos, cartouches d'encre, bouchons, etc.
  5. Rendre à la terre, aux sols agricoles, par compostage ou méthanisation-compostage, les bio-déchets et le reste (aliments, bois, carton, feuilles, herbe, bois de taille, etc.)

5-R-bis.jpg Selon Villages d'Yvelines en Transition

L'ADEME complète cette règle avec 10 pistes de réduction des déchets chez soi. LA SOLUTION EST LÁ !

Alors, conclusion

La solution passe par la politique de subsidiarité du traitement des déchets au plus près du producteur. L'application de la règle des 5R est LA SOLUTION aux ISDND. La solution n'est pas industrielle, elle est citoyenne Monsieur le Préfet et ses conseillers (DREAL, etc.), Messieurs les élus des collectivités territoriales (communes, EPCI-Agglos-Métropoles, syndicats mixtes, ...). Castries, Montimas, Soumont, Salindres, Lunel-Viel, Bellegarde, etc.) vous le crient aux oreilles par la voix des riverains excédés. Merci aux Ministres qui ont lancé les territoires « Zéro déchets Zéro gaspillages », à l'ADEME, aux associations et collectifs qui se sont battu(e)s et continuent à le faire.

Raymond GIMILIO
Docteur en sciences biologiques mention Écologie
Ingénieur de recherches (ER) du CNRS
Ancien chargé d'études HN (ministères chargés de l'environnement 1980-1986 et 1990-1996)
Croix de chevalier du Mérite Agricole

Mots-clés associés

Date de création : 10/07/2019 ! 08:18
Catégorie : - Déchets
Page lue 159 fois

Réactions à cet article


Réaction n°1 

par Regulus le 16/07/2019 ! 08:50

Non-dangereux ! ? Une mauvaise blague de l'administration ou de la complaisance pour les collectivités territoriales telles Montpellier-Métropole qui enfouit des déchets non-stabilisés ou mal stabilisés ou insuffisamment stabilisés.

La solution du tri à la source fera baisser les déchets à enfouir et à les supprimer.

16 juillet 2019 : ça brûle ! On le sent jusqu'a Vendargues !


Economie circulaire

Consultez nos articles sur l'économie circulaire.

 ↑  

Santé publique

Techniques de traitement

Eaux et assainissement

Statuts et objectifs

Extrait des statuts (objectifs). Cliquez ce lien.
 

L'ODAM n'est pas tenu de publier ses comptes. Seuls les adhérents peuvent les consulter et en ont communication lors des Assemblées générales.
Adhérez à l'ODAM.

logo fond bleu clair.jpg

Information

Citoyens et contribuables de Montpellier-Méditerranée-Métropole ou d'autres territoires du département de l'Hérault ou de notre région Languedoc-Roussillon, ce site est le vôtre. Il est destiné à vous fournir une réponse à toute question que vous pouvez vous poser sur le traitement des déchets et sur la défense de l'Environnement. Votre avis aussi nous intéresse (bloguez avec nous ). Vous pouvez commenter librement nos articles ou nous envoyer des courriers, nous vous garantissons strictement l'anonymat. Nous sommes INDEPENDANTS de tout pouvoir politique ou religieux, dans le respect des lois en vigueur.
L'ODAM ne communique ses comptes qu'à ses adhérents.
Vous pouvez demander à nous rencontrer, nous le ferons avec plaisir, nous sommes des citoyens responsables et respectueux des lois.

Pour le CA, le Président de l'ODAM
Raymond GIMILIO

Préférences


Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
<O>


    visiteurs
    visiteurs en ligne

Connectés :
( personne )
Snif !!!

Sondage

Vos-Nos priorités citoyennes

Nouvelles des Amis

Calendrier

Nouvelles des Amis

Notre doctrine

Nous militons pour une écologie citoyenne et indépendante, sur bases scientifiques, dans votre intérêt (contre les gaspillages) et dans celui de nos-vos enfants (générations futures). Ceci dans le respect des lois en vigueur dans notre pays, pour un environnement sain et agréable, hors de tous pouvoirs religieux et/ou politiques. Ceci pour permettre aux générations futures de vivre en bonne santé sur une planète préservée des pollutions. Nous n'affirmons rien sans preuves ou références à des publications dont nous détenons les copies ou les originaux. Nous vous proposons de télécharger diverses chartes (voir section Téléchargements).
Si telles sont vos valeurs, vous devez, vous pouvez demander à nous rencontrer et/ou adhérer à notre association.
L'union faisant la force, l'ODAM est membre fondateur du CIDES34, un collectif formalisé d'associations qui luttent pour la défense de l'Environnement et de la Santé et pour un traitement vertueux des déchets.

Lettre d'information

Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.

Avant de soumettre ce formulaire, veuillez lire et accepter les Mentions légales.

J'accepte :
Recopier le code :
4 Abonnés

Convention d'Aarhus

La Convention d'Aarhus (selon Wikipedia) est :

« Le droit à l’accès à l'information est le droit qu'a toute personne ou organisme de demander à une collectivité ou service public d’obtenir une copie de documents ou informations détenues par cette collectivité ou service public. Ce droit porte sur un document existant, en l’état où il existe, et dans le format où il existe dans le service. Cela se traduit souvent par la délivrance de photocopies de tout ou partie de document, par de la consultation sur place, ou, si l’information est disponible sous format numérique, par une copie de fichier (aux formats disponibles couramment dans l’administration) sur support physique ou par envoi par message électronique. »

Accès à ce site et navigation

Consultez la "FAQ". Ce site est aussi accessible sur votre Smartphone (iPhone ou autres appareils). Cliquez sur le menu horizontal ci-dessous pour le guide du site. Pour le moment, l'accès au Forum est libre, lisez la Charte du Forum : le modérateur veille à éliminer les incivilités. Le respect de tous est indispensable, la défense de notre environnement est une chose trop sérieuse pour admettre des fantaisies.

Mentions légales

Cliquez sur ce lien pour consulter les mentions légales de ce site.

Le fait pour l'ODAM de citer un organisme et d'indiquer un lien vers son site ne signifie en aucune façon que nous approuvons sa politique et ses propositions. Nous informons le plus objectivement possible, le lecteur doit pouvoir de faire son opinion : nous faisons confiance à son libre discernement

Le Président de l'ODAM

Raymond GIMILIO