En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
 
 
Texte à méditer :   La terre n'aime pas le sang ni les ordures   Agrippa d'Aubigné
Texte à méditer :   Voyez-vous, dans la vie il n'y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions les suivent.     Antoine de Saint-Exupèry
Texte à méditer :   Il y a plus de plaisir à poursuivre la vérité qu'à la connaître.    Antoine de Saint-Exupèry
Texte à méditer :   Résistez, résistez, résistez : résister s'écrit au présent.   Lucie Aubrac
Texte à méditer :   Il y a toujours de l'espoir, surtout contre un adversaire qui croit que l'arrogance suffit à gagner les guerres   Roger Mc-Bride Allen (Stars Wars n° 21)
Texte à méditer :   L'Ecologie ce n'est pas une punition, c'est une opportunité, une solution à la crise.   Nathalie Kosciusko-Morizet (Ripostes, 1/06/2008)
Texte à méditer :   Détrôner un tyran est le début d'un processus long et difficile   Princesse Leia (StarWars)
Texte à méditer :   C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l'écoute pas.   Victor Hugo
Texte à méditer :   L'Ecologie : la science de l'impossible faite par des incompétents (une boutade) !   Anonyme
Texte à méditer :   Il y une écologie des discours, une écologie de l'affichage et il y a une écologie du courage   Yannick Jadot (député européen)
Texte à méditer :   Nous n'héritons pas de la Terre de nos ancêtres mais nous l'empruntons à nos enfants   Antoine de Saint-Exupéry
Texte à méditer :   L'optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et mène au succés.   Baden-Powell
Texte à méditer :   La répétiton d'actes illégitimes ne saurait créer un usage légitime. Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.   Reine de Hollande
Texte à méditer :   Ils ne savaient pas que c'est impossible, alors ils l'ont fait.   Mark Twain
Vous êtes ici :   Accueil » Amétyst : méthodologie d'approche d'un problème d'odeurs
 
 
 
 

Amétyst : méthodologie d'approche d'un problème d'odeurs

La méthodologie d'approche d'un problème d'odeurs est exposée de manière détaillée dans un rapport final de 2006 de l'Association RECORD n° 03-0808//0809/1A.

Depuis 2006, de l'eau a coulé sous les ponts du Lez de notre bonne ville de Montpellier, 2006 est la date de  la mise en place du permis de construire de l'usine de traitement mécano-biologique implantée dans le quartier (ZAC) de Garosud après une enquête d'utilité publique destinée à appuyer le passage en force du projet. Puissent les résultats de ce brillant projet (inutile ?) de feu le grand génie Georges Frèche. Ses successeurs se sont ingéniés à justifier pourquoi le coût initial de 69 Millions d'€uros est passé au fil des ans à presque 140 Millions d'€uros. Par deux fois, la Cour des Comptes l'a qualifié de « fiasco technique et financier » ! Le plus étonnant est qu'aucune poursuite judiciaire n'a été engagée, sans doute par souci de ne pas déranger les instances judiciaires avec les frasques des collectivités territoriales,de leurs dépensocrates mal-comprenants et des industriels intéressés par les impôts que nous versons aux collectivités territoriales. Les dépensocrates sont-ils intouchables ?

Le résultat est la création de toutes pièces de deux importantes sources de pollution olfactive en se servant de l'alibi des lacunes de la loi et du Code de l'Environnement ainsi que de l'indépendance supposée des Commissaires enquêteurs. Ce dernier problème fera l'objet d'un prochain article.

Nous allons résumer en quelques lignes ce qui fait l'objet du chapitre 2 (2e partie) du rapport RECORD précité.

1 - Usine Amétyst

1.1 Les faits

Dés son inauguration, l'«unité de méthanisation Amétyst » (ainsi dénommée) est le fruit malodorant d'un marché public dont nous avons démontré qu'il était soupçonné de favoritisme (rapport soumis au Préfet et envoyé au Procureur de la République). Ce rapport a été déposé pr nos soins auprès de la Cour régionale des comptes après le 2e rapport de cette instance. L'attribution en 2006 du permis de construire a été contestée. En juillet 2007, les travaux démarrent dans la zone de Garosud et l'usine est inaugurée le 1er juillet 2008.

La visite ouverte au public des installations de la devanture nous révèle en fait une usine de traitement mécanique des déchets par tri mécanique. Le pont roulant au-dessus de la fosse de réception des déchets non-triés (dits déchets résiduels) amuse le public mais pas les riverains.

Très vite, l'usine pue (empeste) et des mouches envahissent le quartier. On nous avait promis zéro nuisances !

1.2 - Les moyens d'action

La Commission Locale d'Information et de Surveillance (CLIS) de l'usine (baptisée Amétyst) est le théatre d'une expression féroce de deux associations de riverains. C'est « cause toujours, tu m'intéresse ». Comment parler de parité face aux représentants de la collectivité exploitante et des représentants de l'état dont l'un deux fait montre régulièrement d'un parti-pris inquiétant.

Les odeurs sont là, persistantes et tout est fait pour user la résistance des associations de riverains. L'ODAM est courtoisement éconduit de ses demandes en vue de siéger dans la CLIS. La mise en place d'une rencontre mensuelle avec l'Association des Riverains de la ZAC de Garosud est perçue, à tort, par les membres des associations comme une tentative d'enfumage et d'endormissement des riverains.

Après 10 ans, ça pue toujours ! Il y a encore des mouches. La modernisation de l'Usine désignée comme « Amétyst II » n'a pas réglé le problème des odeurs, pas plus celui des mouches, malgré le recours aux masquants d'odeurs et à l'installation d'un bio-filtre supplémentaire.

1.3 - La méthode chirugicale

La suppression de la source des odeurs s'impose, la prévention ayant échoué. Il faut amputer, c'est à dire raser l'usine ! Faire disparaître le résultat de 140 Millions d'€uros d'investissement ? Vous déraisonnez cher monsieur ODAM ! Non, depuis décembre 2000, au sein de l'Association des Contribuables de l'Hérault puis au sein de l'ODAM (créée, décembre 2004), nous n'avons cessé de nous opposer à cette réalisation aussi dispendieuse qu'inutile qui nous a fait grimper la Taxe d'Enlèvement des Ordures ménagères (TEOM) au taux le plus élevé de France (11,6 % de la valeur locative du logement).

Par quoi remplacer cette usine ? Feu monsieur Frèche nous menaçait de déverser les camions de ramassage devant la Préfecture !

Mais, il y a un mais ! Conséquence d'une usine mal conçue, il s'est créé une seconde source d'odeurs et de nuisances ailleurs dans le territoire de la Métropole de Montpellier, j'ai nommé la décharge de Castries (baptisée ISDND : installation de stockage des déchets non-dangereux, sic !).

2 - l'ISDND de Castries

L'ISDND de Castries est installé dans la carrière GSM de Castries, près du village de Guzargues ! Pour ne pas gêner les habitants de Castries, le site a été choisi pour sa disponibilité en creux à emplir et loin de la grosse agglomération.

2.1 - Historique

Le projet privé de la société Véolia sur Fabrègues (sur lequel comptaient les commissaires enquêteurs de l'usine de TMB de Montpellier : Amétyst) ayant échoué, les autorités de l'agglomération (devenue métropole) cherchent désespérément un site d'enfouissement de déchets présentés comme « ultimes ». En fait, Amétyst doit servir à produire du stabilisat de déchets (mal triés mécaniquement) et sommairement méthanisés (biologiquement). Une aubaine, le site de la carrière GSM au lieu dit l'Arbousier libère une partie de l'immense "dent creuse" forée dans la colline. En janvier 2008 (Amétyst n'est pas encore inaugurée), le Préfet de l'Hérault signe l'arrêté n° 2008-I-098B pour l'exploitation au titre d'ICPE d'un casier n° 1 pour une durée de 5,5 ans (66 mois !) et une capacité de 475.000 tonnes. Les servitudes d'utilité publique viendront après (arrêté 2008-I-098A du 18 janvier 2008). L'exploitation démarrera le 15 septembre 2008 (page 6/93, rapport d'activité Montpellier-Métropole de 2015).

Le casier 1 sera couvert et parallèlement démarre le casier n° 2 qui sera mis en service en mars 2015 avec un transfert du surplus du casier 1.

2.2 - Localisation précise

Le rapport d'activité de Montpellier-Métropole pour l'année 2015 précise (page 5/93) :

  • 1,5 km à l'est du Centre du village de Guzargues,
  • 3,5 km au sud-est du centre du village de Saint-Drézéry,
  • 3,5 km au nord-est du centre du village de teyran,
  • 5,5,km au nord-ouest du centre du village de Castries,
  • 10,0 km au nord-ouest du centre ville de Montpellier.

L'ISDND est aisément accessible à partir de l'autoroute A9 (sortie n° 29) puis RD n° 68 (LIEN) pour aboutir sur la RD 21 en direction de Montaud.

2.3 - Les odeurs

Ce charmant endroit pue ! Sent mauvais ! Atrocement. La question se pose de savoir pourquoi des déchets ultimes stabilisés continuent à fermenter de façon aussi atroce alors qu'en théorie ce sont des déchets issus du traitement mécanique-biologique de l'usine Amétyst. Dans une récente conversation, un haut-cadre de l'usine me précisait que cette décharge recevait aussi des déchets bruts d'autres provenances !

Nous avons dénoncé en son temps le fait que certaines décharges pouvaient être équipées pour devenir des décharges méthaniseurs ! D'où les fonds bien impérméabilisés, les pompes à lixiviats et les tuyaux de récupération du biogaz ! Avec le biogaz, les odeurs méphitiques.

J'ai souvenir d'être rentré de voyage en août 2009 par l'autoroute A9 distante à vol d'oiseau de 2,319 km. En approchant de la ligne Baillargues-Castries, il y avait une épouvantable odeur d'ordures fermentées ! (Voyez notre article ODAM sur les fondamentaux à connaître).

2.4 - Les remèdes

La aussi, comme pour Amétyst, même punition, même motif : il faut fermer ce cloaque puant ! Amétyst doit cesser d'alimenter Castries et l'incinérateur d'OCREAL !

Comment peut-on être aussi utopiste et imaginer une réduction du volume des déchets à la source ? !

Comment peut-on croire en la citoyenneté des habitants pour trier à la source ? !

Comment une collectivité territoriale a-t-elle pu, sournoisement, mise devant la fermeture autoritaire de la décharge du Thôt, transférer la dite décharge à Castries ?

Au fil des compte-rendus des Commissions locales d'Information et de Surveillance, la majorité des membres se font fait un plaisir d'écraser de leur mépris les représentants des associations et des collectifs siégeant à côté de représentants muets ! !

La solution existe mais le manque de volonté politique des décideurs des collectivités territoriales n'a pas permis d'avancer. Le tri à la source, Zéro-déchets-zéro-gaspillage ? PFF ! Ca ne marche pas !

Pourtant, il faudra bien y venir ! Les collectivités gestionnaires de l'incinérateur OCREAL ne veulent plus accueillir les déchets de Montpellier-Métropole pour la partie prétendument contractuelle. Plus de 3e four et le 2e risque de fermer à terme.

Que proposons nous ?

3 - Zéro déchets, zéro gaspillage

En 2016, une conférence de Zero-waste-France se tient à Castries puis à Montpellier. Le Ministère de l'Environnement lance un appel à propositions « Zéro déchets, zéro gaspillage ». Fin 2017, le Conseil régional se voit confier la compétence pour organiser le Plan régional de prévention et d'élimination des déchets (PRPGD). Montpellier a perdu son statut de capitale régionale bien que certains services aient été maintenus à Montpellier. Le centre des décisions est maintenant à Toulouse où siège l'assemblée délibérante sous la présidence de Mme Carole Delga entourée de conseillers écologistes. Aucun des délégués ne représente le parti politique sur lequel le Président de Montpellier-Métropole s'appuie ! Fâcheuse situation.

Un collectif d'associations citoyennes, le CIDES34 s'est constitué le 7 janvier 2017, fruit du rassemblement de plusieurs associations et collectifs citoyens. Ce collectif a des membres dans les Commissions de suivi de site (CSS, successeurs des CLIS).

La politique déclarée lors d'une session régionale destinée à la préparation du PRPGD annonce clairement (Mme Agnés Langevine, vice-Présidente du Conseil régional représentant Mme Carole Delga, Présidente) l'objectif de «"Zéro déchets, zéro gaspillage"» et l'abolition des plans départementaux des déchets qui seront remplacés par le PRPGD. La fermeture du 2e four d'OCREAL est actée comme la non mise en place d'un 3e casier à Castries.

Montpellier-Métropole ne s'émeut pas ! On ira déverser ailleurs notre m... ! Nous ne saurons, à 2 ans des élections municipales laisser passer une telle irresponsabilité ! Montpellier-Métropole doit effectivement mettre en place une véritable politique de prévention des déchets (diminution en poids et en volume), le tri citoyen à la source et la mise en place d'une Redevance incitative en remplacement d'une Taxe (encouragement au laxisme).

Raymond GIMILIO
Président de l'ODAM

Mots-clés associés

Date de création : 06/04/2019 ¤ 17:39
Catégorie : Observatoire - Nuisances olfactives
Page lue 915 fois


Réactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !