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Nous apprenons lors d'une réunion que la direction d'Amétyst (Usine de traitement mécanique d'ordures ménagères de Montpellier-Garosud) manquerait de bio-déchets et avait sollicité, au début de 2019, une autorisation d'importer des bio-déchets (triés à la maille 80) de l'usine de Salindres-Néoval, Gard) à titre expérimental, au mois de juin. Corrélativement, les riverains de l'usine Amétyst ont subi durant tout le mois d'août, à Montpellier, des émanations d'odeurs insupportables, lesquelles ont été ressenties jusqu'au Grisettes. Nous supposons qu'il y a une corrélation entre les deux phénomènes ? Un apport de bio-fermentescibles triés par le TMB de Salindres (à la maille 0-80 mm issus d'ordures ménagères). ? Pourquoi ?

Pourtant, il était bien convenu et écrit dans l'arrêté d'exploitation d'Amétyst que seuls les déchets provenant des communes de la Métropole de Montpellier (ex Agglomération) seraient traités, à l'exclusion de tout autre provenance. Pourquoi cette demande dérogation de l'exploitant ? Un appel au secours ? Il s'agit de deux usines exploitées par le même groupe SITA-SUEZ. Oui, mais voilà, à Salindres il n'y a pas de méthaniseurs, c'est une plateforme de compostage adossée à un Tri mécanique. Alors, à quoi rime cette demande d'expérimentation qui va faire faire du tourisme rudologique pendant 3 mois (1er mai-31 juillet 2019) à raison de 250 tonnes pas semaine (10 camions de 25 t chacun ou 6,25 camions de 40  tonnes), ce n'est pas négligeable par les temps qui courent ! Ce n'est pas non-plus écologique, chacun doit appliquer le principe de subsidiarité et traiter ses déchets au plus près de leur lieu de production. Chacun chez soi et les oies seront bien gardées. Et quel est l'avis de Monsieur le Préfet du Gard ? A-t-il été consulté; a-t-il donné son accord à ce tourisme rudologique ? Que cache cette expérimentation ? Nous aimerions que les résultats en soient connus lors d'un prochain Comité de suivi. Montpellier n'a rien à faire des déchets d'Alés alors que nous apprenons que les déchets qui allaient à Castries et OCREAL-Lunel parte à grand frais vers Marseille (France) et Espagne (Où ?) Gribouille n'est pas mort !

Nous aurions une explication qui mettrait en lumière une curieuse schizophrénie qui règne à Montpellier. Voila, les services de la Commune se sont peints en vert (green-washing).  Des écologistes fraîchement convertis (ou réveillés) ont lancé une campagne de distribution de composteurs tous azimuts pour accréditer la nouvelle posture écologique du Maire Philippe Saurel, dont on dit qu'il est candidat à sa succession. En promouvant le compostage et l'image verte du Maire, les services de la commune privent l'usine de la métropole d'un apport de bio-déchets, mettant en péril le process de cette dernière. C'est l'exploitant qui est dans la m ... ! Q'on nous comprenne bien, nous ne sommes pas contre le compostage, au contraire. Ce que nous déplorons depuis longtemps EST LE FONCTIONNEMENT ANTI-ECOLOGIQUE de l'usine Amétyst et ce qu'elle nous a coûté. Nous craignons de voir débarquer à Montpellier, au terme de 110 km de route en camion, de manière permanente, ce qui devrait être composté à Salindres. A chacun ses ordures et ses rapports de la Cour des Comptes.

Nous rapprochons celà ce la curieuse interview de notre maire, M. Philippe Saurel. Nous rappelons aussi son parcours (https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Saurel) car M. Saurel est assez oublieux qu'en 1995, il est élu conseiller municipal sur la liste conduite par Georges Frèche (le brillant promoteur de l'usine Amétyst). En 2011, il est adjoint au maire de Montpellier. Il ne peut ignorer que, de par sa position, il a largement contribué à approuver la construction de l'usine inaugurée en 2008, usine qu'il dénigre dans son interview dans le journal l'Agglorieuse N° 850 du mercredi 29 août 2019 (page 8) « On a hérité de cette usine qui ne marchait pas, on l'a réhabilité, on en a fait une usine qui marche à 80%, 90%. « ON » est un vilain monsieur, plusieurs vilains messieurs, qui se cachent et dont M. Saurel a été membre (la soupe était bonne, il ne faut pas cracher dedans) : il ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ! Nul ne le peut, c'est la loi qui le dit ! Il a bien fait partie des assemblées délibérantes qui nous ont voté « cette usine qui ne marchait pas. ». De l'autisme ou de la schizophrénie, il n'en est pas à ça près. Nous, cela fait 15 ans que l'ODAM observe et fait ses remarques. Merci à l'Agglorieuse.

Raymond GIMILIO
Président de l'ODAM

Publié le 10/09/2019 ! 09:00  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Je connais la ville de Kaolack au Sénégal pour y être passé en 1977. Il s'agit de la capitale de la région du Sine-Saloum, à la pointe intérieure du fleuve éponyme. Le mensuel du Secours Catholique, branche française de Caritas International, dans son numéro 741 de septembre 2019, nous expose (pp. 6-9) un projet modeste, celui proche du peuple : « Unis pour des villes sans déchets ». Avec une approche citoyenne, en l'absence d'une politique nationale des déchets, nous citons : 

« Caritas Kaolack s'est attaquée au problème de l'insalubrité en mettant en place un système de collecte et de tri des déchets dans trois communes, avec le soutien du Secours catholique et de l'AFD [Agence Française de Développement]. Les populations participent au projet pour tendre vers des villes plus propres, plus vertes, plus dynamiques.»

Kaolack, ex-ville-dépotoir comme beaucoup de cités africaines où les déchets sont déversés dans les rues et les canaux à ciel ouvert, Kaolack a adopté l'objectif « Zéro déchet zéro gaspillage ». Le reportage de Cécile Leclerc-Laurent (ptos Elodie Perriot) est éloquent sur ce que peut faire une population volontaire, bien conseillée, avec des moyens modestes mais avec une information, une formation des habitants. Là, pas d'Ametyst, de Démeter, de bling-bling et de noms ronflants : des citoyens correctement informés et motivé, quelques charrettes à benne, de fabrication locale, tirées par deux bourricots, un dépôt de fermentescibles collectés à part destiné à être composté et un hangar abritant une plateforme de tri pour les déchets recyclables, valorisables. Trois communes de la région ont emboité le pas.

Nous citons : 

« Tout celà est nouveau, au Sénégal. L'idée est d'agir avec la population pour qu'elle prenne conscience de l'importance d'avoir un environnement propre. Nous travaillons main dans la main avec les autorités communales et les communautés. En les sensibilisant et en les rendant actrices du projet nous faisons tout pour que l'action se pérennise à terme sans notre accompagnement. »

Nous citons :

« Caritas vise une valorisation de 60% des ordures collectées. ... [selon un bénévole, Thioro] Il faut trier pour réduire la quantité d'ordures et avoir le minimum à enfouir. Le projet a apporté beaucoup d'améliorations dans la ville. » 

Quelle leçon pour nos édiles locaux qui depuis 2007 prêchent le tri des déchets et qui sont incapables de mettre en place le tri citoyen à la source et qui nous ont mis en place une usine de tri mécanique avec méthanisation, une décharge puante et polluante ! Et une alimentation d'un incinérateur !

Tout celà par manque de volonté politique et en mentant effrontément sur le manque d'éducation des habitants des grosses cités au prétexte qu'on ne peut pas les motiver et les éduquer. Ceux qui sont restés au pays, en Afrique et qui nous donnent un exemple.

A suivre ...

Raymond GIMILIO
Président de l'ODAM
ancien chef de projet PNUD-UNESCO au Sénégal (1970-1979)

Publié le 06/09/2019 ! 08:48  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

En novembre 2018 est survenu un incident majeur à Palavas, au lieu-dit les « 4 Chemins ». Là passe l'émissaire des eaux usées qui va de Lattes au large de Palavas.

Si on cherche sur Internet, ne dérangez pas Google, vous ne trouverez rien, nada, niemals, nothing ... La presse locale n'a rien dit, rien vu, rien entendu : un gros mensonge pas omission qui mérite de notre part un Pinocchio d'honneur !

pinocchio_se_noie_200x266.gif 
Pinocchio se noie dans la Méditerrannée

Pour savoir ce qui s'est passé ce jour là, il faut lire le dossier fourni à l'enquête d'utilité publique de la modernisation de la station d'épuration des eaux usées (STEP ou STEU) Maera pour découvrir un reportage photographique (cliquez sur ce lien : https://www.enquete-publique-maera.fr/observations). Le 16 novembre 2018, le chantier de réparation d'une importante fuite de la canalisation provoquée par une rupture. Les Compagnons de Maguelonne font établir un constat d'huissier car le chantier de réparations pompe les eaux qui s'échappent dans ... l'étang du Prévost qui leur appartient. Ainsi, les eaux réputées non polluantes de l'émissaire sont rejetées dans une propriété privée où les Compagnons disposent d'une conchyliculture laquelle est déclassée par arrêté préfectoral. ainsi que la pêche dans la lagune. La Préfecture sanctionne le pot-de-terre, le pot-de-fer de Montpellier-Métropole ne sera pas inquiété ? La Justice tranchera !  En attendant, silence, comme pour les incendies de déchets de l'été. Le pollueur doit payer, c'est la loi. Le pollueur, c'est nous, vous, contribuables de Montpellier qui avez donné le pouvoir de gouverner à des ignorants des lois de l'écologie !

Circulez, il 'y a rien à voir, pas la peine de déranger la presse et la Télé. On patasse la canalisation par un sanglage, sous couvert d'un chantier de vérification mais le mal est fait : bacilles coliformes et entérocoques n'iront pas le 16 novembre 2018 polluer joyeusement la Méditerranée à 10 km au large, destination finale de ce tuyau à m ... ! par lequel Maéra fait son caca. Un caca inoffensif ? Pas si sûr ! En sortie de la STEP Maera, il n'y a pas stérilisation des effluents car, selon un avis d'une commission d'hygiène qui remonte à 1996, on peut déverser des bacilles actifs en mer. Un scandale car il n'y a pas que Maera qui déverse dans le Golfe d'Aigues-Mortes ! Sète y apporte aussi sa contribution !

Un problème en cache un autre. Si la corrosion a agi là, provoquant de gros bouillons, qu'en est-il du reste de la canalisation ? Des micro-fuites sont elles présentes tout le long des 20 km de trajet terrestre ? Il faudrait faire un état des lieux, un ROV pourrait examiner l'intérieur.

Nous avons proposé une autre solution : un meilleur taux d'abattement des polluants pa la station Maéra. Là est la véritable modernisation rejetée par Montpellier-Métropole : rejeter des eaux de qualité baignade comme celà se fait ailleurs et, en ces temps de canicule-sécheresse-stress hydrique, réutiliser les eaux pour l'agriculture. En effet, Montpellier doit ré-alimenter le Lez pour maintenir l'étiage en pompant dans le Rhône via le canal Bas-Rhône-Languedoc. Celà n'est pas gratuit mais surtout le pompage de l'eau à usage irrigation agricole est actuellement interdit dans le Gard pour cause de sécheresse, pour l'Hérault ça va venir. 130.000 m3/jour sortent de Maera et se perdent en mer au large de Palavas avec leur charge de bacilles bien vivants (colibacilles, entérocoques, ...). Cette eau devrait pouvoir passer à travers des jardins filtrants et être utilisée pour l'étiage du Lez, réalisant une sérieuse économie. Mais, voilà, Montpellier-Métropole prétend ne pas disposer du foncier nécessaire : on manque de terrains pour les jardins filtrants ! Pauvre argument cas pour bétonner de nouveaux immeubles, on trouve ces terrains. Il suffit de chercher.

En attendant, le projet de modernisation cache une extension de la capacité avouée : passage de 440.000 équivalent-habitants à 660.000 équivalents habitants, soit un objectif d'accroissement de population de 220.000 habitants dans les années à venir ! Vous avez bien lu !

Raymond GIMILIO
Président de l'ODAM
Docteur en sciences biologiques mention Ecologie
Chevalier du mérite agricole
 

Publié le 31/08/2019 ! 07:32  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

L'ODAM vient de s'engager, en cette fin d'aôut, dans la lecture du volumineux dossier de l'Enquête d'Utilité Publique « Projet de modernisation de la station de traitement des eaux usées [STEU] Maera. Cette enquête a été ouverte le 8 juillet 2019 avec clôture prévue le 20 août 2019.

Bel enfumage des populations concernées, en plein été comme l'ont fait remarquer un certain nombre d'associations et de maires : en pleine saison estivale, tout pour dégouter les citoyens d'y mettre le nez et de donner leur avis. Heureusement, la loi prévoit une extension de 15 jours, l'enquête sera clôturée le 4 septembre 2019 et une permanence des Commissaires enquêteurs recevra les citoyens intéressés en mairie de Lattes.

Un registre dématérialisé est accessible par Internet à l'adresse https://www.enquete-publique-maera.fr où vous pourrez naviguer et atteindre le plus important, les avis des citoyens motivés à l'adresse https://www.enquete-publique-maera.fr/observations. Nous vous recommandons tout particulièrement les avis n°19 et 20 émanant du Docteur Bernard Azema, un médecin, Président de l'association Les Compagnons de Maguelonne et ses documents, notamment les n° 5 et n° 12.

L'ODAM déclare ici, hors de toute pression de quiconque, que le dossier du Dr. Bernard AZEMA est alarmant en matière de santé publique, qu'il est accablant pour les promoteurs du projet d'extension déguisé en projet de modernisation et pour l'émissaire en mer responsable de graves pollutions notamment bactériennes à base de bacilles coliformes. Nous n'avons rien à retrancher et beaucoup encore à ajouter.

Raymond GIMILIO
Docteur en sciences biologiques mention écologie (USTL Montpellier 1971)
Ancien chargé d'études de Haut-Niveau au Ministère de l'environnement (1980-1996)
Chevalier du mérite agricole

Publié le 29/08/2019 ! 17:57  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
La BICR du SIDEN  -  par RGimilio

J'ai encore dans les oreilles l'information arrivée un après-midi de 1981 où un illustre inconnu autant qu'anonyme avait affirmé haut et fort que la recherche en matière d'environnement n'existait pas. Qui veut tuer son chien ... Nous étions alors au SEEQV (Ministère de l'Environnement) 12 avenue du Général Leclerc à Neuilly-sur-Seine, au 4e étage, à la Mission des Etudes et de la Recherche. Je lançe alors un démenti en interrogeant les 4 ou 5 banques de données bibliographiques auxquelles nous étions abonnées et un listing de plus de 500 pages de résultats publiés, publics, part vers le Cabinet du Ministre Mme Huguette BOUCHARDEAU. 

En ce moment là, j'étais au commencement de l'informatisation en banque de données interrogeable de la première banque de données du nouveau système que j'étais chargé de mettre en place sur les recherches financées sur fonds publics : SIDEN.

En mai 2019, en déménageant mes archives, je découvre un listing de 54 fiches toutes consacrées aux déchets et publié par le Centre de Calcul du CBRS à Orsay (22 mars 1986), listing publié quelques semaines avant mon rappel au CNRS pour y être titularisé fonctionnaire du corps de la Recherche. La banque de données, ses bandes de sauvegarde on disparu, faute d'animateur. Je ne reviendrais au Ministère qu'en avril 1990, la Mission des Etudes et de la Recherche a disparu, plus de comités thématiques, plus de Mission des Systèmes d'information.

J'ai entrepris de resaisir avec un SGBD sur micro-ordinateur, Winisis, le petit frère du SGBD CDS/ISIS-mainframe qui fonctionnait au CIRCE de 1981 à 1986. Ces fiches miraculeusement sauvées prouvent qu'il y a de 1981 à 1986 des recherches (3.000 fiches saisies) financées sur fonds publics et pilotées par le Ministère.

Vous pouvez cliquer ici pour consulter les 34 fiches resaisies en mai-juin 2019 et seront bientôt interrogeables sur ce site WEB.

Raymond GIMILIO
Président de l'ODAM

ancien Chef de la mission des systèmes d'information
SRETIE/SEEQV

Pour ceux, mal informés ou malintentionnés qui douteraient de mes anciennes affectations, je propose de cliquer : 

Publié le 03/06/2019 ! 15:24  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Les élections européennes approchent, les programmes des listes candidates à nos suffrages arrivent dans nos résidences montpelliéraines. Pour nous qui luttons depuis plus de 14 ans pour la sauvegarde de notre environnement et un traitement vertueux des questions écologiques, c'est un réel plaisir de lire les 32 pages dont la dernière signée du Président.

Après les tergiversations d'une administration préfectorale locale, peu encline à appliquer les lois de protection de l'Environnement, l'audition du dernier discours de notre Président et la contribution écrite de ses marcheurs-candidats est un réel plaisir. Force est de constater que nous avions raison depuis 15 ans déjà. Notre seul espoir est que ces promesses (pp. 6-7) ne soient que des promesses destinées à attirer les suffrages des écologistes et ne tombent dans les oubliettes post-électorales. Pourquoi ce qui n'a pas été fait depuis 2017 se réaliserait par magie en 2019 et suivantes ? Va-t-on après les élections vers un cause-toujours ... ou va-t-on enfin rendre le tri des déchets effectif et obligatoire ? Va-t-on enfin fermer l'usine de tri mécanique et mettre enfin en marche les chaînes de méthanisation des bio-déchets triés à la source ? Va-t-on enfin fermer les décharges (ISDND de Castries, Montimas, etc.) ? Va-t-on voir enfin siéger des personnes compétentes dans les Commissions de Suivi de Site ?

La transition écologique et énergétique est en marche !

Publié le 15/05/2019 ! 19:49  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

bandeau_MTES.jpg

Madame Brune POIRSON, Secrétaire d'état à l'environnement, a reçu aujourd'hui, à se demande, les patrons des principales chaînes de restauration rapide (fast-food) pour leur rappeler leurs obligations en matière de gestion des déchets et leur fixer un calendrier d'action précis concernant  5 flux de déchets recyclables:

  • papier/carton,
  • métaux,
  • plastique,
  • verre,
  • bois.

et

  • bio-déchets (déchets alimentaires).

5_flux.jpg selon le MTES

Elle a déclaré « Il ne viendrait à l'idée d'aucune restaurant de transiger sur les règles d'hygiène. Il doit en être de même concernant le tri des déchets. Le tri est l'hygiène environnementale. En lien avec les élus locaux, nous serons intransigeants dans la mise en oeuvre des sanctions administratives et pénales prévues par la loi en cas de manquements. »

Brune Poirson

Selon le schéma ci-dessus, les sanctions risquent d'être lourdes.

Ces manquements (souligne le site du Ministère) sont d'autant plus intolérables que de très nombreuses enseignes n'hésitent pas, à travers un marketing intense, à communiquer sur leurs performances écologiques supposées auprès de leurs clients.

La France s'est dotée en avril 2018 d'une grande stratégie pour l'économie circulaire, laquelle fixe comme principal objectif de s'assurer que les grandes entreprises et les administrations respectent bien le tri « 5 Flux » ainsi que le tri des déchets alimentaires lesquels, s'ils sont collectés, peuvent être recyclés en composts et / ou produire de l'énergie par méthanisation. La prochaine loi sur l'économie circulaire visera à renforcer certaines obligations de tri à la source (il serait temps à Montpellier-Métropole !) en imposant la production de certificats par ces entreprises ainsi que d'encourager la valorisation vertueuse des biodéchets (à Montpellier, on les re-mélange à des déchets appelés à tort résiduels).

Le calendrier fixé est le suivant :

  • D'ici fin mars, les entreprises (présentes ou absentes à la réunion) devront communiquer au ministère leur stratégie de mise en conformité avec la réglementation en matière de tri 5 flux et de collecte de déchets alimentaires.
  • Fin avril, après étude approfondie des différentes stratégies remises, les entreprises seront convoquées pour présenter et faire valider le contenu de leur feuille de route.
  • A la rentrée de septembre, un premier point d'étape de mise en œuvre concrète des stratégies sera réalisé.

A Montpellier-Métropole, rien n'a émergé dans les organes de communication de 3M. Pourtant, le ministre a parlé des élus locaux et de leur implication dans le processus.

Téléchargez le document sur les 5 flux de déchets et sa mise en oeuvre dans la restauration rapide.

Publié le 27/04/2019 ! 19:38  - 1 commentaire - 1 commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Parler du talon d'Achille c'est employer une métaphore pour évoquer une faiblesse fatale en dépit d'une grande force générale, pouvant mener à la perte d'un individu, d'un phénomène ou d'une réalisation. La méthanisation est le phénomène que nous visons ici. Il s'agit d'un processus naturel, au départ mais qui a été érigé en processus industriel dans les cas suivants :

  • la méthanisation en décharges (baptisées ISDND) où des casiers aménagés reçoivent des déchets non triés contenant des matières organiques fermentescibles ;
  • la méthanisation de la fraction fermentescible des déchets ménagers non-triés (FFOM), cette fraction est extraite par un tri mécanique réalisé en amont, selon divers procédés ; ce procédé est aussi appliqué aux boues des stations d'épuration (STEP) ;
  • la méthanisation de déchets triés composés de bio-déchets triès à la source et ne contenant que des substances fermentescibles.

Les deux premiers procédés ont l'inconvénient de produire le bio-gaz, mélange de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2), mélange qui contient deux impuretés majeures : le sulfure d'hydrogène et des siloxanes (composés organiques volatils de Silice). Ces deux gazs présentent des inconvénients majeurs et doivent être épurés du bio-gaz. Des composés odorants comme les mercaptans sont sans impact sur ce qui suit.

Deux thèses ont été consacrées à Lyon au problèmes posés par les impuretés contenues dans le bio-gaz : Aurélie OHANESSIAN (INSA, 2008) et Claire CHOTTIER (INSA, 2001). Ces deux ouvrages mettent en évidence l'impact négatif des COVSi et du H2S sur le valorisation du bio-gaz et la nécessité de l'épuration avant utilisation. En particulier, le caractère combustible du bio-gaz en fait un carburant pour turbines ou moteurs à explosion. Il nous a été présenté en 2006, sous la plume de trois commissaires-enquêteurs, les mérites d'une usine de méthanisation suisse (Otelfingen, pès de Zürich) produisant du carburant pour automobiles et mettant en avant les futurs autobus montpelliérains qui rouleraient au bio-gaz (demain, on rase gratis ?). Or, les autobus de la TAM de Montpellier utilisent du gaz naturel. Pourquoi ? Quel est le hic ? 

Sulfure d'hydrogène ou H2S

Le sulfure d'hydrogène, outre son odeur désagréable d'oeuf pourri et sa toxicité, est hautement corrosif et attaque de nombreux métaux Il est épuré par désulfuration, processus qui produit du soufre.

Siloxanes ou composés organiques de Silice (COVSi)

Les COVSi sont des composés organo-siliciés fâcheux : leur combustion produit de fines particules de silice (SiO2) très abrasives qui provoquent une usure prématurée des pales des turbines ou des pistons-segments-cylindres-paliers des moteur thermiques servant à générer de l'électricité. La silice des déchets mélangés provient des déchets de toutes sorte contenant des silicones : lingettes, résidus de peintures, etc. Les silicones sont le pur produit de l'industrie chimique, ils font partie de notre quotidien et se retrouvent dans les eaux usées et les déchets ménager non-triès à la source.

Une alternative citoyenne : le tri à la source

L'usine suisse d'Otelfingen ou les autres installations actuelles du même type traitent des bio-déchets issus du tri citoyen à la source. La quantité de COVSi est relativement faible car il n'y a pas de silicones à l'état naturel dans ces bio-déchets. A Montpellier, il y avait, au départ, des méthaniseurs dédiés aux bio-déchets, triés à la source. Ces lignes ont été arrêtées ! Pourquoi ?

La réponse est dans le « tout BRS » d'Amétyst II (Amétyst.02). C'est une technique qui consiste à mélanger, à l'entrée de la chaîne de traitement, dans les bio-réacteurs-stabilisateurs (BRS) les bio-déchets triés par ailleurs avec les soi-disants déchets résiduels (déchets mélangés en vrac dans les poubelles grises) pour en augmenter la « qualité » et produire une sortie de tri mécanique améliorée. Par ailleurs, les vrais déchets résiduels qui ont été séparés à la source par les citoyens sont aussi remélangés dans les BRS. On se demande où est le gain ? Ne sommes nous pas les spectateurs d'une politique de Gribouilles ou d'un baron de Münchausen (ou baron de Crac) qui se tire sur les cheveux pour s'extraire avec un cheval des sables-mouvants où ils sont tombés !

Ceci est illégal, mélanger les déchets triés par ailleurs et anti-économique !

Il faut donc ÉPURER ! Ça coûte cher, très cher ! Et c'est le citoyen qui paie ! Alors que trier à la source est vertueux !

Publié le 09/04/2019 ! 16:33  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
logos/logo97x97.jpgAmétyst  -  par RGimilio

Le 1er juillet 2008, l'usine Amétyst était inaugurée en grande pompe par M. Georges Frèche. Le 1er juillet 2018, nous allons célébrer son 10e anniversaire.

dixieeme_anniversaire_faut_fermer.jpg

Pourquoi s'obstiner à faire marcher cette usine dénoncée par l'ODAM dès l'enquête d'utilité publique en 2005 et pat la Cour Régionale des Comptes puis par la Cour Nationale des Comptes comme un fiasco économique et technique !

Prochainement, un article sera inséré sur ce site pour récapituler 10 années de combat et faire le point sur les promesses mirifiques des partisans de cette usine. Nous ferons le point des coquecigrues émises par les pinocchios et affirmées dans des écrits incontestables que nous détenons.

Raymond GIMILIO
Président de l'ODAM

Publié le 08/04/2019 ! 08:13  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
logos/logo_citoyen200x145.jpgISDND Castries ACIDC contre  -  par RGimilio

Le 5 mai 2018, une manifestation pacifique a eu lieu à Castries, à la carrière GSM, là où les dirigeants de Montpellier-Métropole déversent des déchets dits «ultimes et non-dangereux». Une manifestation bon enfant mais où des citoyens déterminés ont fait entendre leur voix devant les médias.

«Il faut vous de dire comment» ? Nous reprenons ici le slogan de la Métropole pour interpeller les responsables du traitement des déchets pour leur dire «Vous faites une grave erreur et vous persistez». Comme dit le dicton «Errare humanum est, perserverare diabolicum». Faut-il traduire et dire que l'erreur est humaine mais y persévérer est diabolique !

A Montpellier la surdouée, on fait beaucoup d'erreurs, nous ne cessons de le dire depuis 2004 ! Mais on persévère beaucoup !

Il faut trier à la source ! Le TMB (Traitement mécanique et biologique) n'est pas la solution ! Il faut nous expliquer pourquoi la décharge de Castries (oui, l'Installation de stockage de déchets non-dangereux) ou ISDND fermente et dégage de lourdes odeurs méphitiques d'hydrogène sulfuré (H2S) ?

Hier, 5 mai 2018, de la position située en haut de la colline sans nom qui domine au nord-est la dent creuse de la carrière GSM, les manifestants ont pu nettement profiter des émanations d'hydrogène sulfuré ! C'est la preuve d'une escroquerie manifeste qui veut nous faire croire que ce sont des déchets ultimes qui sont là ! Nous disons non : ce sont des déchets insuffisamment traités, censés avoir été stabilisés dans l'usine de TMB Amétyst et qui ne devraient plus fermenter ! Comme dirait ce vieux Galilée, «et pourtant ils fermentent !». Pourqoi ?

Publié le 08/04/2019 ! 08:03  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

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