En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
 
 
Texte à méditer :   La terre n'aime pas le sang ni les ordures   Agrippa d'Aubigné
Texte à méditer :   Voyez-vous, dans la vie il n'y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions les suivent.     Antoine de Saint-Exupèry
Texte à méditer :   Il y a plus de plaisir à poursuivre la vérité qu'à la connaître.    Antoine de Saint-Exupèry
Texte à méditer :   Résistez, résistez, résistez : résister s'écrit au présent.   Lucie Aubrac
Texte à méditer :   Il y a toujours de l'espoir, surtout contre un adversaire qui croit que l'arrogance suffit à gagner les guerres   Roger Mc-Bride Allen (Stars Wars n° 21)
Texte à méditer :   L'Ecologie ce n'est pas une punition, c'est une opportunité, une solution à la crise.   Nathalie Kosciusko-Morizet (Ripostes, 1/06/2008)
Texte à méditer :   Détrôner un tyran est le début d'un processus long et difficile   Princesse Leia (StarWars)
Texte à méditer :   C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l'écoute pas.   Victor Hugo
Texte à méditer :   L'Ecologie : la science de l'impossible faite par des incompétents (une boutade) !   Anonyme
Texte à méditer :   Il y une écologie des discours, une écologie de l'affichage et il y a une écologie du courage   Yannick Jadot (député européen)
Texte à méditer :   Nous n'héritons pas de la Terre de nos ancêtres mais nous l'empruntons à nos enfants   Antoine de Saint-Exupéry
Texte à méditer :   L'optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et mène au succés.   Baden-Powell
Texte à méditer :   La répétiton d'actes illégitimes ne saurait créer un usage légitime. Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.   Reine de Hollande
Texte à méditer :   Ils ne savaient pas que c'est impossible, alors ils l'ont fait.   Mark Twain
Vous êtes ici :   Accueil » Blog » Déchets
 
 
 
 

Blog - Déchets

Une ville sénégalaise trie ses déchets  -  par   RGimilio

Je connais la ville de Kaolack au Sénégal pour y être passé en 1977. Il s'agit de la capitale de la région du Sine-Saloum, à la pointe intérieure du fleuve éponyme. Le mensuel du Secours Catholique, branche française de Caritas International, dans son numéro 741 de septembre 2019, nous expose (pp. 6-9) un projet modeste, celui proche du peuple : « Unis pour des villes sans déchets ». Avec une approche citoyenne, en l'absence d'une politique nationale des déchets, nous citons : 

« Caritas Kaolack s'est attaquée au problème de l'insalubrité en mettant en place un système de collecte et de tri des déchets dans trois communes, avec le soutien du Secours catholique et de l'AFD [Agence Française de Développement]. Les populations participent au projet pour tendre vers des villes plus propres, plus vertes, plus dynamiques.»

Kaolack, ex-ville-dépotoir comme beaucoup de cités africaines où les déchets sont déversés dans les rues et les canaux à ciel ouvert, Kaolack a adopté l'objectif « Zéro déchet zéro gaspillage ». Le reportage de Cécile Leclerc-Laurent (ptos Elodie Perriot) est éloquent sur ce que peut faire une population volontaire, bien conseillée, avec des moyens modestes mais avec une information, une formation des habitants. Là, pas d'Ametyst, de Démeter, de bling-bling et de noms ronflants : des citoyens correctement informés et motivé, quelques charrettes à benne, de fabrication locale, tirées par deux bourricots, un dépôt de fermentescibles collectés à part destiné à être composté et un hangar abritant une plateforme de tri pour les déchets recyclables, valorisables. Trois communes de la région ont emboité le pas.

Nous citons : 

« Tout celà est nouveau, au Sénégal. L'idée est d'agir avec la population pour qu'elle prenne conscience de l'importance d'avoir un environnement propre. Nous travaillons main dans la main avec les autorités communales et les communautés. En les sensibilisant et en les rendant actrices du projet nous faisons tout pour que l'action se pérennise à terme sans notre accompagnement. »

Nous citons :

« Caritas vise une valorisation de 60% des ordures collectées. ... [selon un bénévole, Thioro] Il faut trier pour réduire la quantité d'ordures et avoir le minimum à enfouir. Le projet a apporté beaucoup d'améliorations dans la ville. » 

Quelle leçon pour nos édiles locaux qui depuis 2007 prêchent le tri des déchets et qui sont incapables de mettre en place le tri citoyen à la source et qui nous ont mis en place une usine de tri mécanique avec méthanisation, une décharge puante et polluante ! Et une alimentation d'un incinérateur !

Tout celà par manque de volonté politique et en mentant effrontément sur le manque d'éducation des habitants des grosses cités au prétexte qu'on ne peut pas les motiver et les éduquer. Ceux qui sont restés au pays, en Afrique et qui nous donnent un exemple.

A suivre ...

Raymond GIMILIO
Président de l'ODAM
ancien chef de projet PNUD-UNESCO au Sénégal (1970-1979)

Je connais la ville de Kaolack au Sénégal pour y être passé en 1977. Il s'agit de la capitale de la région du Sine-Saloum, à la pointe intérieure du fleuve éponyme. Le mensuel du Secours Catholique, branche française de Caritas International, dans son numéro 741 de septembre 2019, nous expose (pp. 6-9) un projet modeste, celui proche du peuple : « Unis pour des villes sans déchets ». Avec une approche citoyenne, en l'absence d'une politique nationale des déchets, nous citons : 

« Caritas Kaolack s'est attaquée au problème de l'insalubrité en mettant en place un système de collecte et de tri des déchets dans trois communes, avec le soutien du Secours catholique et de l'AFD [Agence Française de Développement]. Les populations participent au projet pour tendre vers des villes plus propres, plus vertes, plus dynamiques.»

Kaolack, ex-ville-dépotoir comme beaucoup de cités africaines où les déchets sont déversés dans les rues et les canaux à ciel ouvert, Kaolack a adopté l'objectif « Zéro déchet zéro gaspillage ». Le reportage de Cécile Leclerc-Laurent (ptos Elodie Perriot) est éloquent sur ce que peut faire une population volontaire, bien conseillée, avec des moyens modestes mais avec une information, une formation des habitants. Là, pas d'Ametyst, de Démeter, de bling-bling et de noms ronflants : des citoyens correctement informés et motivé, quelques charrettes à benne, de fabrication locale, tirées par deux bourricots, un dépôt de fermentescibles collectés à part destiné à être composté et un hangar abritant une plateforme de tri pour les déchets recyclables, valorisables. Trois communes de la région ont emboité le pas.

Nous citons : 

« Tout celà est nouveau, au Sénégal. L'idée est d'agir avec la population pour qu'elle prenne conscience de l'importance d'avoir un environnement propre. Nous travaillons main dans la main avec les autorités communales et les communautés. En les sensibilisant et en les rendant actrices du projet nous faisons tout pour que l'action se pérennise à terme sans notre accompagnement. »

Nous citons :

« Caritas vise une valorisation de 60% des ordures collectées. ... [selon un bénévole, Thioro] Il faut trier pour réduire la quantité d'ordures et avoir le minimum à enfouir. Le projet a apporté beaucoup d'améliorations dans la ville. » 

Quelle leçon pour nos édiles locaux qui depuis 2007 prêchent le tri des déchets et qui sont incapables de mettre en place le tri citoyen à la source et qui nous ont mis en place une usine de tri mécanique avec méthanisation, une décharge puante et polluante ! Et une alimentation d'un incinérateur !

Tout celà par manque de volonté politique et en mentant effrontément sur le manque d'éducation des habitants des grosses cités au prétexte qu'on ne peut pas les motiver et les éduquer. Ceux qui sont restés au pays, en Afrique et qui nous donnent un exemple.

A suivre ...

Raymond GIMILIO
Président de l'ODAM
ancien chef de projet PNUD-UNESCO au Sénégal (1970-1979)

Fermer

Publié le 06/09/2019 ¤ 08:48   |